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Iran: Washington veut reprendre la guerre...mais quand ?

La Maison-Blanche a demandé au Pentagone d’élaborer des options, en vue d’éventuelles frappes contre des cibles iraniennes, qui pourraient être menées avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, selon des informations de presse, publiées mercredi.

Interrogé à ce sujet, un responsable du Pentagone a déclaré à l'agence de presse turque Anadolu, que le rôle du département était « d’élaborer et de présenter des options militaires au président », sans confirmer ni démentir ces informations.

Selon The Atlantic, qui cite deux responsables de l’administration américaine, l’ampleur et les cibles d’éventuelles frappes, ainsi que la question de leur déclenchement, font toujours l’objet de discussions.

Le magazine rapporte que les conseillers du président Donald Trump privilégieraient un éventuel recours à la force, après les élections de mi-mandat plutôt qu’avant.

Un responsable de la Maison-Blanche a, pour sa part, déclaré à The Atlantic que Donald Trump « dispose de toutes les options à tout moment », sans préciser le calendrier d’éventuelles frappes.

D’après Axios, le Pentagone avait, également, demandé, plusieurs jours auparavant, au Commandement central américain (CENTCOM) de finaliser les préparatifs, en vue d’une éventuelle reprise d’opérations militaires de grande ampleur en Iran, selon des responsables américains cités par le média. Aucune date précise n’aurait toutefois été fixée pour une éventuelle opération.

Les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran le 28 février. Téhéran a riposté par des attaques de missiles et de drones à travers la région, entraînant de fait la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour les approvisionnements énergétiques.

Washington et Téhéran ont signé en juin un protocole d’accord, à l’issue d’efforts de médiation menés par le Pakistan et le Qatar, visant à mettre fin aux hostilités et à ouvrir la voie à des négociations.

La mise en œuvre de cet accord est depuis au point mort, notamment en raison de désaccords concernant les questions de sécurité et la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le mois dernier, lors d’une allocution devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, Donald Trump avait déclaré s’attendre à parvenir à un accord avec l’Iran, après les élections de mi-mandat. Il avait toutefois averti qu’il serait confronté à une « grande décision », entre la conclusion d’un accord et la possibilité d’« anéantir » le pays.

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